Une rencontre en deux temps

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Suite à une victoire face au Red Bulls mercredi, les hommes de Rémi Garde avaient la chance de retrouver le stade Saputo avec une récolte de six points acquis sur les terrains adverses cette semaine. Pour s’y faire, l’Impact devait toutefois remporter son duel face au FC Cincinnati. L’occasion était belle, puisque l’équipe de l’Ohio connaissait une disette offensive, n’ayant pas marqué dans ses cinq dernières rencontres. Cependant, le nouvel entraîneur du FC Cincinnati, Yoann Damet, était motivé plus que jamais, lui qui affrontait son ancienne organisation.

XI partant de chaque équipe

Même si l’Impact complète une séquence de trois matchs en huit jours, les nombreuses blessures obligent presque Rémi Garde à employer le même onze partant que mercredi soir. Un seul changement à noter ; Anthony Jackson-Hamel cède sa place à Micheal Azira qui retrouve Samuel Piette et Shamit Shome en milieu de terrain. L’entraîneur montréalais décide de revenir avec une défensive à cinq défenseurs, alors qu’Omar Browne se positionne aux côtés de Maximiliano Urruti au poste d’attaquant.

Du côté du FC Cincinnati, Yoann Damet déploie un dispositif en 4-3-3, un schéma tactique jamais utilisé par son prédécesseur, Alan Koch. L’entraîneur français, issu de l’académie de l’Impact, ne perd pas de temps pour changer son alignement. Comparativement au onze partant utilisé face au Earthquakes la semaine dernière, cinq joueurs différents figurent dans l’effectif actuel. Stephen Richey, Gregory Garza, Leonardo Bertone, Roland Lamah et Allan Cruz sont tous titularisés pour le premier match de leur nouvel entraîneur.

Déroulement de la partie

Revigoré par le changement d’entraîneur, le FC Cincinnati débute le match en force. Dès la septième minute de jeu, Darren Mattocks endort la défensive du Bleu-Blanc-Noir. Il déborde de vitesse Samuel Piette et Zachary Brault-Guillard avant de remettre à Allan Cruz dans la surface de réparation. Les défenseurs montréalais, tous attirés par le ballon, laissent le Costaricien complètement seul. Même si le milieu de terrain rate son tir, le ballon trouve tout de même son chemin jusqu’au fond du filet. Pour une cinquième fois cette saison, l’Impact encaisse un but dans les quinze premières minutes d’un match, un sommet en MLS.

Le schéma employé par Rémi Garde, le 3-5-2, semble cruellement limiter les options lorsque l’équipe tente de se projeter vers l’avant. L’Impact est incapable de créer des brèches dans le bloc défensif mis en place par les hommes de Yoann Damet. Les locaux prennent donc rapidement le contrôle du match et la possession du ballon, demeurant clairement l’équipe la plus dangereuse en territoire offensif lors de cette première demie.

À la 40e minute de jeu, le onze montréalais réussit finalement à inquiéter la défensive adverse. Samuel Piette trouve Micheal Azira placé derrière les milieux de terrain du FC Cincinnati. L’Ougandais sert alors une passe millimétrée vers Daniel Lovitz dans le dos des défenseurs. L’Américain utilise sa vitesse et remet ensuite à Maximiliano Urruti qui concrétise cette occasion de marquer. L’Argentin pense bien compter un deuxième but en autant de rencontres, mais l’arbitre-assistant appel un hors-jeu (inexistant), annulant ainsi le but marqué par l’Impact.

Au retour des vestiaires, les hommes de Rémi Garde attaquent cette deuxième demie avec une mentalité bien différente. Le désir de revenir au score est palpable, et le Bleu-Blanc-Noir n’hésite aucunement à jouer vers l’avant. Cependant, lors d’une contre-attaque à la 62e minute de jeu, le FC Cincinnati, opportuniste, double son avance. Roland Lamah percute le côté gauche de la défensive montréalaise avant de pousser vers Fatai Alashe près du point de pénalité. Le milieu de terrain américain ne rate pas une telle occasion et déjoue Evan Bush d’un tir précis dans le bas du filet.

Toutefois, l’Impact n’a pas dit son dernier mot. À la 75e minute de jeu, la pression effectuée par le bloc montréalais permet à Shamit Shome de récupérer le ballon en territoire offensif. Le Canadien pousse alors vers Maximiliano Urruti qui aperçoit Orji Okwonkwo en pleine course vers de le but de Stephen Richey. L’attaquant n’hésite pas une seule seconde, et envoie une passe parfaite au deuxième poteau. Le Nigérian, entré en renfort suite au deuxième but des locaux, calcule bien la trajectoire du ballon et place une tête qui vient réduire l’écart de moitié.

Durant les dix dernières minutes de la rencontre, Anthony Jackson-Hamel obtient deux occasions en or de créer l’égalité. Dans un premier temps, le Québécois reçoit une passe dans la surface de réparation, mais malheureusement, il est incapable de cadrer son tir. Quelques instants plus tard, le seul marqueur chez l’Impact, Orji Okwonkwo, propulse l’attaquant montréalais en échappée. Cependant, le bombardier de Limoilou n’arrive pas à déjouer Stephen Richey qui permet à son nouvel entraîneur, Yoann Damet, d’enregistrer sa première victoire à la barre du FC Cincinnati.

Prochaine rencontre de l’Impact

Face à une équipe qui avait perdu ses cinq derniers matchs et qui éprouvait plusieurs difficultés à trouver le fond du filet, la décision de Rémi Garde d’employer un 3-5-2 était discutable. À mon avis, cette stratégie utilisée par l’entraîneur français était beaucoup trop passive. L’Impact devait rapidement attaquer la défensive adverse, question de semer le doute dans la tête des locaux. Malheureusement, c’est bel et bien le contraire qui s’est produit.

Encore une fois, le Bleu-Blanc-Noir n’a su débuter la rencontre au coup de sifflet initial, un problème devenant de plus en plus récurrent chez les Montréalais cette saison. L’Impact a beaucoup trop tardé avant de vraiment démontrer ce que cette équipe est capable d’accomplir. Cependant, le manque d’opportunisme dans le dernier tiers à empêcher le onze montréalais de quitter le Nippert Stadium avec quelques points de plus au classement.

Le Bleu-Blanc-Noir recevra, samedi prochain, la visite du Revolution de la Nouvelle-Angleterre qui occupe présentement la dernière place dans l’association de l’Est. Les Revs ont également congédié leur entraîneur, Brad Friedel, cette semaine, tout comme leur directeur général, Michael Burns. Bruce Arena, l’entraîneur le plus titré en MLS, est désigné pour relancer cette équipe qui ne va nulle part présentement. Toutefois, les hommes de Rémi Garde ne peuvent pas prendre cette rencontre à la légère, car les visiteurs n’auront rien à perdre lors de cet affrontement. Un match à ne pas manquer, samedi 13h, sur les ondes de TVA Sports, ou directement au stade Saputo.